Cet hiver, la compagnie aérienne Ryanair a répondu à l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion en France en annulant plusieurs lignes. Face à cette riposte, le gouvernement français envisage actuellement de suspendre cette augmentation fiscale, au moins temporairement, le temps d’ajuster le budget 2026. Depuis mars, les compagnies aériennes opérant en France doivent s’adapter à une hausse significative de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), passée de 2,63 € à 7,4 € pour les vols intérieurs ou à destination de l’Europe. En retour, Ryanair a fermé trois aéroports, annulé 25 lignes d’hiver et éliminé 750 000 sièges, exhortant la France à abandonner cette taxe sous peine de perdre de futurs investissements. Face à l’opposition à la hausse de la TSBA, le gouvernement français commence à faire marche arrière. La ministre du Tourisme, Nathalie Delattre, a souligné l’effet néfaste de cette taxe sur le trafic aérien dans une déclaration à la chaîne de télévision TF1. Philippe Tabarot, le ministre des Transports, qui avait déjà exprimé des réserves au printemps quant à l’augmentation permanente de la TSBA, préconise désormais une ‘pause’ dans la taxation de l’industrie aérienne, pendant que le gouvernement se prononce sur son projet de loi de finances pour 2026.
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